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La géothermie, une énergie renouvelable propre et inépuisable

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La géothermie, une énergie renouvelable sous exploitée

La géothermie est une technique qui permet d’exploiter la chaleur naturelle du sous-sol pour la transformer en énergie. Elle fait partie des énergies renouvelables, elle ne produit aucun déchet. La géothermie se trouve dans tous les sous-sols de notre planète, et par conséquent disponible de partout et tout le temps (7/7j et 24/24h). Se présentant sous différentes formes, la chaleur de la terre peut être exploitée pour couvrir diverses dépenses énergétiques des ménages mais aussi du tertiaire.

Afin d’obtenir de meilleur résultat dans l’exploitation de cette énergie renouvelable, il est important de localiser les endroits favorables pour puiser la chaleur de la terre par des moyens adaptés.

Foreuse géothermique

 

Comment se présente la géothermie ?

Existant dans les profondeurs de la Terre, la géothermie se présente sous forme de réservoirs de vapeur, de roches chaudes ou même d’eaux chaudes. Elle est fréquente dans les zones volcaniques, dans les zones géodynamiques actives qui se trouvent à la limite des plaques, et aussi dans les zones continentales stables.

Les usages de la géothermie dans la vie quotidienne

Puisqu’il s’agit d’une énergie renouvelable propre, la géothermie est exploitable pour répondre aux besoins des ménages mais aussi du tertiaire en électricité donc surtout en chauffage, en rafraichissement et même pour l’eau chaude sanitaire..

Principe schématique d’une PAC
Source : www.guide-geothermie.org

La chaleur de la terre exploitée peut donc rafraichir l’intérieur d’une résidence ou bâtiment par la technologie dîtes « géocooling », essentiellement pendant l’été. Cette technique nécessite la température du sous-sol inférieur à la température de production requise par l’aménagement à rafraichir. Elle ne consomme que très peu d’énergie, et est plus pratique avec les solutions à base de plafond, plancher, ventilo-convecteur et aussi de poutre ventilée. La géothermie permet également de produire du chauffage pour apporter le confort thermique. La chaleur stockée dans le sol peut être ainsi exploitée et transformée pour chauffer des quartiers, des ensembles urbains, des pavillons individuels.

Durant toute l’année, la géothermie peut assurer la production d’eau chaude sanitaire des ménages ou de tout le bâtiment. Il existe 2 moyens de produire de l’eau chaude par géothermie : un système indépendant du système de chauffage et le système incluant les fonctions chauffage et ECS (eau chaude sanitaire).

Exploitable pour assurer le confort absolu, la géothermie permet aussi de produire simultanément du froid et du chaud. C’est avec la technologie « thermo-frigo-pompe » que l’on pourra obtenir ces températures. Avec la géothermie, on peut également procéder à la production de l’électricité. L’énergie ainsi produite couvrira une grande partie des dépenses en énergie.

Les avantages de l’utilisation de la géothermie

La géothermie est une énergie renouvelable que l’on puise gratuitement dans le sol. Elle procure 3 grands avantages et peut être exploitée pour réduire la consommation en énergie tous types d’utilisation comme le chauffage, la lumière, la climatisation,…

Mais avant tout, la géothermie est une énergie propre et écologique qui n’émet pas de gaz à effet de serre pouvant détruire la couche d’ozone. L’utilisation de cette énergie renouvelable permet de participer à la protection de l’environnement, et au ralentissement du réchauffement de la planète. Aussi, elle ne laisse aucun déchet et ne nécessite aucun espace de stockage.

Seul bémol, les couts d’installation sont généralement élevé mais le confort ressenti est garanti, et les économies à la clé sont bien là. Mais l’amortissement est assuré par l’énergie inépuisable de la géothermie. La géothermie assistée par pompe à chaleur possède le potentiel le plus intéressant pour répondre aux trois besoins de l’habitat et du tertiaire : chauffage, eau chaude sanitaire, rafraîchissement.

Plusieurs milliers de bâtiment à travers le monde utilise déjà cette technologie, c’est le cas du prestigieux gratte ciel «  EMPIRE STATE BUILDING » à New York qui a entrepris une rénovation énergétique complète depuis une dizaine d’anée. Ainsi en août 2014, l’Empire State Building a déclaré avoir surpassé les économies d’énergie garanties pour une troisième année consécutive, générant des économies d’énergie totalisant environ 7,5 millions de dollars au cours de cette période et qui réduira les émissions de carbone de 105 000 tonnes au cours des 15 prochaines années.

En France, la géothermie sous forme de chaleur devrait contribuer aux objectifs d’énergie renouvelable fixés par la COP 21 et à hauteur de 1,3 millions de tep (tonnes-équivalent-pétrole) sur les 20 millions prévus.

 

L’hydroélectricité, première source d’énergie renouvelable en France

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Bien comprendre l’hydroélectricité

L’énergie hydraulique fonctionne avec le cycle de l’eau. Elle est la plus importante source d’énergie renouvelable.

C’est à la fin du 19e siècle qu’on a vu naître l’hydroélectricité. La première grande installation d’hydroélectrique a été mise en place vers le 20e siècle en France.

L’hydroélectricité ou énergie électrique se forme à partir de flux d’eau généré par une rivière, un fleuve, un lac ou encore une chute d’eau. C’est à partir du mouvement de l’eau que l’on tire l’électricité soit en partant d’un pic jusqu’à un point plus bas, soit en exploitant ses mouvements bruts. Essentiellement, l’hydroélectricité comporte une vague importante d’eau et d’une installation de production.

L’hydroélectricité se présente également sous différentes formes de centrales hydrauliques où la turbine est un élément essentiel. La turbine est la machine qui transforme le flux d’eau en électricité. C’est en fonction de la hauteur du pic, point de départ d’une chute, qu’on adapte le type de turbine à utiliser. Il existe plusieurs formes de centrales hydrauliques.

En premier lieu, il existe les centrales hydroélectriques qui n’ont pas la capacité de retenir une grande quantité d’eau. Une technique qui semble être efficace puisqu’elle représente presque la moitié de la production hydraulique que la France utilise tout le long de l’année.

Pour la France, la plus grande centrale hydroélectrique est actuellement en cours de construction. Implantée en Isère, à proximité des Alpes, la future centrale sera implantée à flanc de montagne et pourra remplacer jusqu’à cinq barrages. Elle sera mise en service en 2020. Ce gros chantier plus grand qu’un immeuble de 5 étages est situé dans la vallée de la Romanche et aura un double intérêt puisqu’il produira de façon plus importante de l’électricité et cela de façon plus écologique.

            

 

En second lieu, les barrages, qui produisent de l’électricité par le biais d’un réservoir d’eau. Cette pratique occupe un tiers de l’installation hydraulique en France. Ces barrages sont utilisés essentiellement par les agriculteurs qui ont un besoin important en réserves d’eau afin d’irriguer leurs cultures. La construction de barrages continue toujours en France avec le développement des énergies renouvelables qui devient de plus en plus important.

Ensuite, les centrales éclusées qui permettent de stocker l’eau au jour le jour et/ou de semaine en semaine. Elle nécessite une quantité moyenne d’eau.

Par la suite, il y a aussi les centrales de pompage-turbinage. Celle-ci n’est fonctionnelle qu’en période de pointe de consommation.

Enfin, la pico hydroélectricité. C’est tout récent et il a pour principe d’équiper de microturbines toutes les canalisations d’eau potable et, en se servant de la gravité, celui-ci produira de l’énergie. Les centrales hydroélectriques sont classées suivant leur puissance. La Pico hydroélectricité est parmi ceux qui ont une puissance moins de 20 KW. Cette dernière est constituée de plusieurs éléments tels qu’un barrage hydroélectrique ou une retenue d’eau, un canal d’amenée, une passe à poisson, une prise d’eau et un canal de fuite. Elle est également composée d’un équipement électromécanique qui comporte un générateur, un système de régulation, un système de transformation, un turbo-alternateur ou une turbine hydraulique.

L’hydroélectricité présente plusieurs avantages puisque c’est la seule énergie modulable et renouvelable. Et étant donné qu’elle est renouvelable, elle apporte une stabilité du système électrique en stockant de l’énergie qui permet de moduler la production électrique pour une meilleure optimisation de la distribution. D’ailleurs, l’hydroélectricité est une source d’énergie bio qui ne répand pas directement des gaz toxiques polluant l’atmosphère. Elle permet donc de la préserver en ces temps où la réduction d’émission de CO2 est primordiale.

L’importance de hydroélectricité en France

La France occupe la 2 eme place au niveau européen en production d’hydroélectricité juste derrière la Norvège. Rappelons tout de même que l’hydroélectricité est la 1ere source d’électricité renouvelable en France.

Les 3 plus grandes régions hydroélectriques de France :

  • Région Auvergne-Rhône-Alpes avec une puissance installée de 11 602 MW (30,9% de la consommation)
  • Région Occitanie avec une puissance installée de 5 395 MW   (21,6 % de la consommation)
  • Région PACA avec une puissance installée de 3 260 MW  (20,4% de la consommation).

 

La puissance totale des installations est de 25,5 GW en France continentale fin 2017 avec 2500 installations, soit 12,5 % du mix énergétique Français. Au niveau Européen, c’est 17 % de l’électricité totale, ce qui en fait la première des énergies renouvelables en Europe et la troisième source de production d’électricité. Et 16 % de la production électrique mondiale, ce qui constitue la troisième source de production électrique mondiale.

L’autoconsommation une nouvelle tendance énergétique qui s’impose comme un standard!

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L’autoconsommation, une tendance de fond !

Selon un sondage de QUALIT’ENR d’opinion way, 79 % des Français souhaite s’équiper de panneaux photovoltaïque leur permettant de produire de l’électricité pour la consommer directement et 82% d’entre eux pensent que les energies renouvelables favorisent l’indépendance énergétique. Depuis 2007, il est légal de consommer sa propre électricité.

Cette idée un peu folle à l’époque est désormais bien réelle ! Cette tendance de consommation s’appelle « AUTOCONSOMMATION ». En effet, l’autoconsommation d’électricité solaire est un phénomène de société qui est impossible à ignorer aujourd’hui.

 

Mais c’est quoi l’autoconsommation

C’est le fait de devenir soit même le producteur de sa propre électricité. Cela reste un investissement mais c’est en agissant maintenant que vous ne subirez plus les hausses futures de l’électricité. De plus, vous valorisez votre habitation en lui donnant une plus value non négligeable. Car suite à une étude réalisée sur la revente d’un bien immobilier qui possède un diagnostic énergétique de meilleur notation qu’un autre, le bien se vendra plus rapidement et aussi plus cher. De plus, nous avons tous entendu parler des malus énergétique sur les voitures existant, le ministre actuel de l’environnement se garde le droit d’en appliquer un spécifique pour les biens immobiliers. 90% des acquéreurs d’un bien immobilier estiment que la performance énergétique est un critère de choix important !

Une tendance bien présente dans les projets de transition énergétique des ménages français

Fin juin 2017, la France comptait environ 14 000 auto consommateurs. Soit, selon la CRE, seulement 0,04 % des 37 millions de clients raccordés aux réseaux publics de distribution d’électricité et 4 % des 350000 installations de production, mais en forte progression ces derniers mois. Le nombre a ainsi été multiplié par trois en un an et tout porte à croire que cette tendance devrait encore s’accentuer en 2017 et 2018.

Près de la moitié des nouvelles demandes de raccordement de production aux réseaux de distribution affiche en outre une partie en autoconsommation. Les progrès technologiques favorisent l’essor de l’autoconsommation. C’est grâce aux micro-réseaux intelligents, appelées aussi mini Smart grids ou microgrids, que l’on voit déjà le développement des nouveaux systèmes de contrôle-commande ou d’automatisme, les dispositifs de stockage et autres compteurs évolués.

L’autoconsommation pose de nouvelle question

Pour la CRE, l’autoproduction et l’autoconsommation a et va avoir un fort impact à la fois technique et économique, et son développement nécessite une adaptation du cadre fiscal de l’électricité, ainsi que des diverses taxes et contributions (TURPE, CSPE, taxes locales, exonérations, etc). C’est face à l’ampleur de ce phénomène que la CRE a lancé une concertation sur l’autoconsommation afin de garantir que l’autoconsommation se développe dans un cadre stable, durable, au bénéfice des consommateurs finals concernés comme de la collectivité.

L’autoconsommation pour demain mais pourquoi ?

Aujourd’hui, penser que la production d’énergie à partir des panneaux se fera toujours après plusieurs décennies de production, n’est plus une idée insensée, c’est déjà le cas des tous premiers panneaux installés. De plus, les dernières technologies augmentent chaque année un peu plus la durée de production d’un panneau et donc sa rentabilité. Ce nouveau système énergétique rentre tout à fait dans le projet de transition énergétique des foyers français. Avec un autre atout qui est de diminuer fortement l’empreinte carbone des foyers.

Bien entendu, n’oublions pas la partie financière puisque le prix de l’électricité n’a pas fini d’augmenter et notamment avec l’apparition des centrales nucléaires de 2eme génération de type Flamanville. Le prix du Kwh pourrait dépasser les 100 €, soit près de 2 fois celui des centrales actuelles.

Vous comprendrez alors pourquoi il va devenir intéressant de se tourner rapidement sur l’autoconsommation.

La France pas si bon élève que cela sur les énergies renouvelables selon l’OCDE!

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L’OCDE vient tout juste de rendre le rapport environnemental de la France après un examen approfondi. Il fait ressortir l’évolution des performances environnementales de la France à comparer du dernier rapport datant de 2005.

Ainsi, les performances environnementales sur les émissions de gaz à effet de serre, des principaux polluants atmosphériques et les prélèvements d’eau douce sont en nette amélioration. Les énergies renouvelables commencent à prendre de l’essor mais pas encore à la hauteur des ambitions de la France. Cependant, il reste à faire de très gros efforts pour réduire la pollution par les nitrates et les pesticides et à améliorer la qualité de l’air.

En retard sur ses objectifs de développement des énergies renouvelables, l’OCDE juge les engagements énergétiques difficilement atteignables à leurs échéances et spécifiquement celle de 2020. La secrétaire générale de l’OCDE insiste sur le fait que la France doit fixer les trajectoires de développement des différentes énergies pour donner de la visibilité de long terme aux investisseurs.

Notamment, l’OCDE relève que les énergies renouvelables représentent seulement 14,6% de la consommation finale brute d’énergie alors que l’objectif 2020 est de 23% ! Et pour y parvenir, les efforts accomplis depuis 2005 devront être triplés pour l’électricité renouvelable, et quadruplés pour la chaleur renouvelable, entre 2014 et 2020. Pour expliquer ce retard, l’OCDE pointe du doigt l’instabilité des mesures de soutien, combinée à la complexité des autorisations administratives. Mais avec le plan pluriannuel de l’énergie (PPE), l’OCDE espère que les orientations fixées rassureront les investisseurs : La programmation pluriannuelle de l’énergie, qui va définir les orientations de l’action publique sur la maîtrise de la demande, l’optimisation des infrastructures et les interactions entre vecteurs énergétiques, devrait améliorer la visibilité des investisseurs.

france-energie-verte

 

L’économie française est certes l’une des plus propres en matière de rejet de CO2 en Europe grâce à la partie nucléaire intégré à son mix énergétique. Cependant, le parc nucléaire Français est vieillissant. N’oublions pas que l’âge moyen du parc nucléaire est de plus de 30 ans sur une durée d’exploitation estimée à 40 ans. La question du coût du retraitement des déchets nucléaires doit être sérieusement prise en compte. Car de nombreuses centrales viendront s’ajouter aux premières centrales arrêtées. Pour rappel, la France compte 58 réacteurs en activité et pas loin de 1100 sites renfermant des déchets nucléaires. Un vaste chantier quad on connait les durées de radioactivité des matières nucléaires. Des coûts énormes seront certainement à prévoir d’ici peu pour le retraitement des déchets.

L’énergie marémotrice, une énergie sans fin qui dure depuis 50 ans

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L’énergie marémotrice, une énergie sans fin ?

Toujours dans la catégorie des énergies marines renouvelables, appelée aussi EMR, il existe l’énergie marémotrice qui fonctionne grâce aux mouvements de l’eau créés par les marées et causés par l’effet conjugué des forces de gravitation de la Lune et du Soleil.

Deux types d’énergie peuvent être exploités à partir de l’énergie marémotrice. La première est l’énergie potentielle qui exploite les variations du niveau de la mer et la seconde qui est l’énergie cinétique qui joue sur les courants de marée, qui peuvent être captés par des turbines, ou hydroliennes.

L’usine marée motrice de la Rance en Bretagne a été inaugurée en 1966 après 5 ans de travaux sur l’estuaire de la Rance entre Dinar et Saint Malo. Elle s’étend sur 25 km de long pour 750 mètres de large. Cette centrale possède la plus forte amplitude en Europe qui peut atteindre 13,5 mètres aux équinoxes.

Le barrage fait 750 mètres de long et comporte 24 turbines de 10 megas watt chacune. Cette usine fonctionne selon le principe de différence de niveau en marré montante, mais aussi en marrée descendante, et cela 2 fois par jour. Son réservoir se remplit grâce aux 24 turbines et à 6 vannes de remplissage pour arriver à une quantité globale de 184 millions de m3 d’eau de mer. L’estuaire de la Rance se remplit et se vide 2 fois par jour. Cette centrale produit 540 Gwh / an soit l’équivalent de la consommation de l’agglomération de Rennes.

L’impact sur l’environnement est très faible même après 50 ans d’utilisation. Un exemple d’énergie renouvelable sans durée de vie… Un exemple planétaire pour ce type d’énergie propre mais aussi pour sa durée !

Devenue une référence mondiale dans l’utilisation de l’énergie des marrées, le site de la Rance fait des émules puisque le Canada et la Corée du Sud ont pour objectif de copier cet exemple en lançant prochainement leurs propre usine marémotrice.

L’énergie houlomotrice, un potentiel sous-exploité en France

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La France dispose d’une des plus importantes ressources d’énergie marine au monde, c’est un potentiel de plus de 11 millions de km² d’eaux sous sa juridiction. Leur exploitation pourrait représenter une part non négligeable de l’objectif à l’horizon 2020 et 2050. Les énergies marines représentent donc un potentiel et un enjeu énergétique majeur.

L’énergie houlomotrice est promise à un bel avenir car c’est une production énergétique constante et prévisible telle que l’utilisation des hydroliennes, mais aussi les colonnes d’eau oscillantes, systèmes à déferlement et système à flotteurs. Nous exploitons dans ce dernier cas la houle et/ou les courants marins. C’est une énergie renouvelable marine produite à partir de l’eau de mer aussi bien en marée montante qu’en marée descendante, via une turbine réversible. L’efficacité d’un tel procédé réside avant tout dans la masse volumique de l’eau de mer qui est de l’ordre de 1 tonne par m3 à comparer à 1,23 kg par m3 à 15°C pour l’air. Cette masse volumique permet de produire de l’énergie avec des vitesses de rotation très faibles et une vitesse de courant constant et prévisible. L’énergie des courants provoqués par les marées peut être particulièrement forte à certains endroits du globe spécialement à proximité des côtes. Cela représente un gisement d’énergie très important et régulier. Bien évidemment cette technologie ne pollue pas, ne produit aucun déchet et n’a aucune nuisance connue.

technologies-houlomatrice

Avec un potentiel de production estimée à 2,5 GW, la France se positionne juste à la deuxième place sur cette seule énergie renouvelable. L’énergie houlomatrice est prometteuse au regard du faible coût environnemental et du fort rendement de ses installations avec une production plus prévisible et constante. Le gouvernement multiplie donc les appels à projets et s’est fixé pour objectif l’installation 50 MW de puissance d’ici à 2020.

D’ores et déjà, plusieurs projets expérimentaux sont en cours depuis 2011 avec la mise en place de deux hydroliennes qui produisent aujourd’hui de l’électricité sur le réseau. C’est la première ferme hydrolienne en activité à l’échelle internationale. D’autres turbines ont été installées depuis. Tout ceci valide la thèse émise par la France dés le départ sur le fait que l’exploitation des courants marins, l’énergie houlomatrice offrent des perspectives très intéressantes pour la transition énergétique et pour respecter les engagements de la France lors de la COP21.

Seul inconvénient de cette énergie propre reste encore ses coûts d’investissement et d’exploitation qui sont pour l’instant plus élevés. Mais l’impact sur l’environnement est minimal à comparer aux éoliennes massives ayant des inconvénients sur le paysage et les nuisances sonores.
Source : notre-planete.info

Le prix de l’électricité augmente il aussi chez vous?

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Le prix de l’électricité augmente, oui mais pas que…

Le prix du kWh augmente chaque année

 Si je vous dis que le prix de l’électricité augmente, ce n’est pas une surprise pour vous, puisque tout le monde le sait et s’en aperçoit sur sa facture d’électricité. Et tout le monde l’a entendu dans les médias au moins 2 fois par an (aout et janvier de chaque année). Difficile de passer à côté…

=> C’est une réalité il faut compter sur une hausse en moyenne de 2,3 % à 5 % par an

Le prix de l’abonnement augmente lui aussi chaque année

Mais si vous regardez votre facture énergétique d’un peu plus prêt. Ce n’est pas la seule chose qui augmente ! Et cela vous ne vous y attendiez pas du tout…

Car le prix de l’abonnement augmente lui aussi d’environ de 2 à 3 % par an

Mais les taxes et contributions ?

Si je vous parle de la partie TAXES ET CONTRIBUTIONS sur votre facture énergétique, vous me pourriez me répondre logiquement qu’elle augmente elles aussi de 3%.

Et bien non, les taxes et contributions augmentent bien plus, elles explosent !!!

Nous ne vous parlerons pas des taxes comme la TVA ou autres taxes assimilables qui augment mécaniquement avec l’augmentation des prix.

Mais, c’est l augmentation de la CSPE qui est la plus surprenante !
Et cela de façon très importante ! Elle a augmenté de 400 % depuis 2010.

Vous trouverez ci après le cout par kWh de cette taxe année après année.

Au 31.12.2010          0,0045 €/kWh

Au 01.01.2011          0,0075 €/kWh  soit une hausse de + 65 % / 2010

Au 01.01.2012          0.0090 €/kWh  soit une hausse de + 20 % / 2011

Au 01.01.2013          0.0135 €/kWh  soit une hausse de + 50 % / 2012

Au 01.01.2014          0.0195 €/kWh  soit une hausse de + 45 % / 2013

Au 01.01.2016          0.0225 €/kWh  soit une hausse de + 15 % / 2014

 

Mais qu’est ce que signifie la CSPE ?

Vous la connaissez plus particulièrement sur votre facture sous l’appellation  «  Charges Services Public Electricité »  ou alors « CSPE »

A quoi sert la CSPE ?

La CSPE a augmenté de 400%

La CSPE a augmenté de 400%

En quelques mots la CSPE…

Instituée par la  loi n° 2003-8 du 3 janvier 2003 , la contribution au service public de l’électricité (CSPE) vise :

  • à compenser les charges de service public de l’électricité, qui sont supportées par les fournisseurs historiques, EDF pour l’essentiel, Electricité de Mayotte (EDM) et les entreprises locales de distribution (ELD), ainsi que les charges supportées par les fournisseurs alternatifs ayant des clients au « tarif de première nécessité ». Les charges de service public d’électricité couvrent :
    • les surcoûts résultant des politiques de soutien à la cogénération et aux énergies renouvelables (  articles L.311-10, L.314-1 et L.121-27 du Code de l’énergie) et les surcoûts résultant des contrats « appel modulable » (art 48 de la loi n°2002-108 du 10 février 2000), ainsi que la prime transitoire à la capacité pour les centrales de cogénération de plus de 12 MW (  article L.314-1-1 du Code de l’énergie ) ;
    • les surcoûts de production dans les zones non interconnectées au réseau électrique métropolitain continental (ZNI), dus à la péréquation tarifaire nationale (Corse, départements d’outre-mer, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, Saint-Pierre et Miquelon, les îles bretonnes de Molène, d’Ouessant, de Sein, l’archipel des Glénan et l’île anglo-normande de Chausey). Les tarifs dans ces zones sont les mêmes qu’en métropole continentale alors même que les moyens de production y sont plus coûteux (  article L.121-7 du Code de l’énergie) ;
    • les pertes de recettes et les coûts de gestion supplémentaires que les fournisseurs supportent en raison de la mise en œuvre de la tarification spéciale « produit de première nécessité» (TPN) (  décret n° 2004-325 du 8 avril 2004 ), et de leur participation au dispositif institué en faveur des personnes en situation de précarité (  arrêté du 25 novembre 2005 ) ;
  • à compenser les frais financiers des opérateurs qui supportent des charges de service public (introduits par  l’article 59 de la loi n°2013-1279 du 29 décembre 2013; l’article  121-19-1vient préciser la nature de ces frais) calculés au taux de 1,72 % (  article 6 du décret n° 2004-90 du 28 janvier 2004) ;
  • à compenser les frais de gestion de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) (  article L.121-13 du Code de l’énergie) ;
  • à financer le budget du Médiateur national de l’énergie (  article L. 121-13 du Code de l’énergie) ;
  • à financer le versement de la prime versée aux opérateurs d’effacement mentionnée à l’article L. 123-1 du Code de l’énergie (  instaurée par la loi n° 2013-312 du 15 avril 2013).

 

La  loi n°2013-1279 du 29 décembre 2013 a introduit une compensation exceptionnelle due à EDF d’un montant fixé par arrêté du 18 septembre 2014 des ministres chargés de l’énergie et des finances, à 627 M€. Ce montant correspondant aux coûts de portage engendrés par le retard de compensation des charges imputables aux missions de service public définies aux articles L. 121-7 et L. 121-8 du Code de l’énergie que EDF a supportées jusqu’au 31 décembre 2012 est exceptionnellement intégré au déficit de compensation dû à EDF au 1er janvier 2013.

 

Quels poids représente les taxes sur ma facture d’électricité ?

 

poids des taxes sur la facture d'électricité

Les taxes représente aujourd’hui quasiment 35% de votre facture, 27 % pour l’acheminement et 38 % pour la fourniture.

Et la CSPE est passé de quelques points en pourcentage en 2010 à plus d’une dizaine de point en pourcentage en 2016. Cela affecte donc tout le monde sans faire de différence entre heures creuses ou heures pleines.

 

Existe il des solutions concrètes pour diminuer la CSPE ?

Il faut trouver un système qui vous permettra de diminuer la comptabilisation de kWh consommée. Une des solutions préconisées est de faire de l’effacement de consommation.

Source:

http://www.cre.fr/operateurs/service-public-de-l-electricite-cspe/mecanisme

 

 

L’effacement de la consommation, un enjeu énergétique capital…

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Mais c’est quoi exactement l’effacement de la consommation ?

Un contexte énergétique qui devient de plus en plus difficile à gérer!

Le marché de l’électricité possède une particularité propre à elle même, on sait la produire mais on ne sait pas encore la stocker. Ainsi, ce qui est produit en trop est perdu et vis et versa. La gestion des déséquilibres offre-demande ou encore appelé pics de consommation doit donc être évités le plus possible. Mais pas facile lorsque la France connait une augmentation de 28% de ses pics de consommation. Le secteur résidentiel-tertiaire est le secteur le plus consommateur d’électricité en France et l’est de plus en plus. La consommation électrique des particuliers et des professionnels progresse chaque année. Ce sont les ménages qui contribuent le plus à la hausse de la consommation électrique. Ceci est principalement dû à l’accroissement et la multiplication du nombre d’appareils électroménagers présents dans chaque foyer. Ceci a augmenté de plus de 75 % depuis 1990 selon l’Observatoire de l’Energie !

 Un nouveau mécanisme pour faire face au pic de consommation

Mais grâce au mécanisme d’ajustement mis en place depuis 2003, Réseau de Transport d’Électricité peut demander aux producteurs d’électricité d’augmenter ou de réduire très rapidement la quantité produite contre rémunération pour rééquilibrer offre et demande. Le développement des énergies renouvelables du côté de l’offre d’électricité doit être associé à plus de flexibilité du côté de la demande du fait de son intermittence. L’effacement de consommation permet donc de diminuer la demande et crée ainsi une économie d’énergie que l’on nomme capacité d’effacement. Cette flexibilité sera permise en développant les capacités d’effacement. Cette solution de flexibilité présente un intérêt en périodes de forte pointe de consommation électrique. Il est aussi un substitut économique à l’installation de nouveaux moyens de production tels que le solaire ou l’éolien, la géothermie, et bien d’autres encore…

 L’effacement diffus comme enjeu énergétique

En plus d’apporter plus de sécurité d’approvisionnement, l’effacement devient un enjeu énergétique avec une importance sans précédent car cet outil peut garantir l’équilibre Offre-Demande. Ainsi, selon le Ministère de l’Ecologie, en France les pics de consommation ont enregistré une hausse de 28 % en dix ans, de 14 % entre 2007 et 2012 et augmente en moyenne de 3 % chaque année.

 Une solution qui s’impose comme être la meilleure pour tout le monde

Avec la mise en place et le développement des smart-grids, ce système se révèle tout à fait propice à l’émergence des offres d’effacement. Ils jouent un rôle très important dans la gestion intelligente de la consommation électrique des habitations. L’effacement s’est imposé comme un outil incontournable en apportant une solution écologique aux contraintes techniques de stabilité du réseau tout en participant à la maîtrise intelligente de la consommation. Il faut maintenant une réelle volonté politique, essentielle pour installer un cadre règlementaire à l’effacement.

En permettant de mieux gérer le réseau, cette technique d’effacement peut se substituer à la mise en route de centrales électriques beaucoup plus polluantes, diminue les contraintes d’acheminement d’électricité sur le réseau et facilite l’intégration des énergies renouvelables. De plus, elle entraîne une diminution de la consommation annuelle d’électricité des consommateurs. En effet pour le consommateur final, cela lui permet de faire de réelles économies sur sa facture énergétique tout en étant un acteur à son niveau à la transition énergétique. L’ADEME considère elle aussi que l’effacement diffus présente un important potentiel en termes de gains environnemental, social et économique.

Source : http://www.notre-planete.info & ADEME